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  • Vincent Boichard

En bref: Passion-Enthousiasme-Vocation

Mis à jour : mars 16

Comme le disait si bien Stendhal: « la vocation est d’avoir pour métier sa passion ». 


Si l’on imageait cette citation, la vocation est comme une fusée dont les propulseurs sont la passion et le carburant l’enthousiasme.


Cependant, derrière chaque vocation il y a un but, un objectif de vie. Si je continue cette métaphore, ce but est d’atteindre les étoiles pour l’astronaute qui va prendre place dans cette fusée.


C’est là que se trouve l’essentiel des maux qui ponctuent les carrières de ceux qui ont choisi leur métier par vocation: pour atteindre les étoiles il faut que la propulsion soit assez puissante (la passion) et les réservoirs suffisamment pleins (enthousiasme).

Avant de s’envoler, revenons sur le plancher des vaches. Au travail, il peut arriver que son ou ses supérieurs ne soient pas toujours des passionnés. Sans remettre en cause leurs compétences, ce manque de passion risque insidieusement de faire s’estomper l’enthousiasme et diminuer la passion de leurs collaborateurs, ce qui naturellement va infléchir la trajectoire de la fusée. Elle ne suivra plus la trajectoire des étoiles mais seulement celle de la lune. Pour l’astronaute (le collaborateur) qui avait pris place dans cette fusée, la Lune c’est pas si mal, mais pas un objectif suffisant pour ne plus prendre en compte l’ensemble des contraintes du voyage. 


Et si le voyage devient trop contraignant au vu de la destination finale, alors l’astronaute peut se résigner à abandonner son rêve d’étoiles et se contenter de la lune. Dans le pire des cas il peut décider de ne plus décoller, ou de ne pas rester dans la fusée.


C’est une des clés des problèmes de fidélisation et de motivation des collaborateurs; la perte de sens, la disparition de l’enthousiasme qui est le carburant de cette passion.

Cette passion qui illumine ces petits voyants verts dans le fond des yeux de chacun de ces astronautes quand ils prennent place pour la première fois dans la fusée du monde du travail. Et malheureusement petit à petit ils voient leurs voyants passer du vert à l’orange puis au rouge. Heureusement, ces voyants peuvent facilement repasser de l’orange au vert, un changement de responsable, un nouveau projet, de nouveaux challenges; un plein d’enthousiasme...


Mais si ce refueling arrive trop tard et que certains voyants sont déjà passés au rouge, alors le retour au vert est de l’ordre de l’impossible.


D’où l’importance du cadre, du dirigeant, du chef, qui contrôle cette trajectoire. La réussite du voyage va dépendre de ses choix, de la confiance qu’il va mettre dans l’équipage de la fusée.


Si il partage la même passion, son leadership sera source d’inspiration et il entretiendra l’enthousiasme de son équipage.

Par contre, si il n’est pas passionné, si il n’a pas les étoiles comme objectif ou si pour lui la Lune est suffisante, c’est à ce moment que l’enthousiasme de l’équipage peut décroître et que les contraintes qui n’en étaient pas auparavant paraissent de plus en plus insupportables.


Toutefois, un espoir subsiste. Il est dans l’intelligence managériale de ce responsable. Même sans passion, si il laisse le pilotage de la fusée à ses astronautes (subsidiarité), si il leur fait suffisamment confiance, alors la fusée peut rester sur la trajectoire des étoiles car ce supérieur sait que dans le pire des cas le chemin des étoiles passe obligatoirement par la Lune.


Cadres ou dirigeants, faites attention à faire suffisamment le plein d’enthousiasme, pour que vos décisions maintiennent le cap de la fusée vers les étoiles, au risque ne plus avoir assez d’astronautes motivés pour prendre place à bord.

Bref, « ce n’est que mon avis ! »


VB

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© 2019 par Hugo Boichard

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